16 octobre 1793........ Marie Antoinette

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:23

Le 16 octobre 1793 Paris Marie-Antoinette de Lorraine Ci-devant Reine de France a été guillotinée.

Le peuple de Paris voit en Marie-Antoinette celle qui inspire au Roi ses tentatives de résistance au développement des mesures révolutionnaires. On la surnomme « Madame Veto » tout autant que « l'Autrichienne » et « Madame Déficit ».

Après la suspension du roi, elle est emprisonnée au Temple avec le roi, le dauphin et sa sœur Marie-Thérèse-Charlotte (Madame Royale), et Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, le 13 août 1792. Après l’exécution de Louis XVI, les membres de la famille royale restent réunis au Temple pendant plusieurs mois. Puis, le 1er juillet 1793, le dauphin est séparé de sa famille. La Convention passée entièrement aux mains des Montagnards vote, le 1er août 1793, le renvoi de la reine devant le Tribunal révolutionnaire, juridiction d'exception créée le 10 mars. Le lendemain, elle est transférée à la Conciergerie, lieu de détention des accusés devant comparaître devant le Tribunal révolutionnaire.

Marie-Antoinette a pour avocats Chauveau-Lagarde et Tronson-Ducoudray, commis d'office la veille de l'ouverture du procès, qui a lieu les 14 et 15 octobre 1793. Les débats durent vingt heures consécutives. Le Tribunal révolutionnaire la reconnaît coupable "d'avoir coopéré directement aux manœuvres et intelligences avec les puissances étrangères et les ennemis extérieurs de la République ainsi qu'aux complots et conspirations tendant à allumer la guerre civile en armant les citoyens les uns contre les autres", comme l’indique le compte rendu de la séance du Tribunal, et la condamne à la mort.

Le verdict, prononcé par le jury du Tribunal révolutionnaire, le 16, à quatre heures du matin, est exécuté, sans délai, à midi et quart, Place de la Révolution, sur les lieux mêmes où Louis XVI avait été guillotiné le 21 janvier (aujourd’hui Place de la Concorde).

Un témoin oculaire, un nommé Lapierre, écrit à la société populaire de Carentan que la reine, qu’il appelle la garce « a été à l’échafaud avec une fermeté incroyable, sans broncher ».


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 16 octobre 1793........ Marie Antoinette 9_ue14o

Marie Antoinette aurait marché sur le pied de Sanson et aurait dit....Pardon !

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:24

Le chemin vers l'exécution de Marie-Antoinette


Vers 11 heures, on l’a fait monter dans une charrette très sale. Contrairement à Louis XVI qui avait été emmené dignement à la guillotine, Marie-Antoinette est placée à l’arrière d’une carriole à la vue de tous. Pour les révolutionnaires, ce trajet long de plus d’une heure doit être l’occasion d’une dernière humiliation. Mais la réaction du peuple de Paris est inattendue.

Le silence était total. Le peuple ne l’a pas insulté et l’émotion était profonde. Robespierre en avait peur de ça. Il a demandé à un ancien acteur, qui s’appelait Grammont, de s’habiller en garde national, de monter sur un cheval et avec un sabre à la main, d’insulter continuellement Marie-Antoinette sur le trajet de l’échafaud, en disant « elle est foutue, la voilà, la garce, la salope, etc. ». Et quand elle est montée sur le Pont au Change*, les barques sur la Seine se sont arrêtées, les hommes se sont signés ou se sont découverts quand la carriole est passée.

Ces marques de respect que craigne tant Robespierre se multiplient pourtant tout au long du trajet. A midi la reine finit par arriver Place Louis XV, devenue Place de la Révolution et connu aujourd’hui sous le nom de Place de la Concorde. Sur cette même Place où Marie-Antoinette arrive triomphante en carrosse après son mariage,

l’attendent désormais la guillotine et le bourreau Sanson.

Lorsqu’elle est sortie de la charrette, elle s’est précipitée, elle est descendue toute seule comme elle est montée et elle a couru vers l’échafaud. Et quand elle s’est précipitée sur le plateau, elle est retombée sur le pied de Sanson. Et là elle s’est excusée et lui a dit « Monsieur je m’excuse, je ne l’ai pas fait exprès ». Ça été ses dernières paroles, et à midi et quart le couteau est tombé. Elle est morte en héroïne, d’ailleurs c’est ça qui frappe l’imagination populaire. C’est pour ça qu’elle est encore après deux siècles et demi, elle est aussi célèbre que si on l’avait guillotinée avant-hier.

C’est un destin de tragédie. C’est un destin de tragédie antique. Marie-Antoinette a toujours eu des fans. Il y a un culte pour Marie-Antoinette qui se perpétue encore aujourd’hui et ce culte je peux le comparer à celui qu’ont eu les fans de Diana après sa mort sous le tunnel de l’Alma. On a  l’impression que les fans de Marie-Antoinette veulent, comme les fans de Diana, veulent lui redonner l’amour qu’elle n’a pas eu durant sa vie.

 16 octobre 1793........ Marie Antoinette Marie16-detail

C’est peut-être une manière aussi de se racheter par rapport à une figure qu’on a ignorée, méprisée, qu’on a finalement cataloguée avec des étiquettes : Madame déficit, elle était dépensière, elle trompait le roi etc. on veut gommer toutes ses images et dire mais après-tout c’était une reine qui était peut-être une femme comme une autre et qui n’a pas eu la vie qu’elle méritait et qu’aurions-nous fait à sa place ?        

Notre raison aussi qui explique la fascination qu’exerce Marie-Antoinette sur nous, c’est que le souvenir de Marie-Antoinette est attaché pour nous à un lieu. On voit le petit Trianon, on voit la laiterie*, on voit le petit lac qu’elle avait fait creuser, enfin elle est là. Et je pense que cette présence contribue énormément à attacher nos contemporains à elle.

Marie-Antoinette n’en finit pas de fasciner, c’est la seule reine de France universellement connue. Son nom évoque à lui seul les fastes de Versailles, les vertiges de la jeunesse et de la beauté. Sa volonté farouche de liberté et sa dignité dans les épreuves ont fait d’elle une héroïne qui deux siècles après sa mort hante toujours les couloirs de Versailles et de sa résidence privée, le petit Trianon.

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:25

Ce 16 octobre, il y a 214 ans jour pour jour que la reine déchue Marie-Antoinette a été décapitée.

Mais, remontons un peu le temps... Nous sommes en 1789. Marie-Antoinette est de moins en moins appréciée par le peuple qui lui reproche sa manière de dépenser l'argent dans le luxe. On la surnomme d'ailleurs "Mme Déficit".

Le 4 juin, le petit dauphin meurt et pour éviter plus de critiques, Marie-Antoinette dépense le moins possible pour la messe. Elle est meurtrie de cette perte et des adieux bâclés à son fils.

C'est dans cet état d'esprit que va commencer pour elle (et pour le roi, Louis XVI) la déchéance qui aboutira à sa décapitation.

Le 14 juillet, la Bastille est prise. A ce propos, on lira dans l'agenda du roi à cette date : "rien"...!

La Révolution française est en marche...

L'année suivante, les choses étant de plus en plus difficiles pour le couple royal, un plan d'évasion est mis sur pied par Breteuil afin de s'échapper à la colère montante du peuple qui ose maintenant monter à Paris pour réclamer du pain (pendant que "l'Autrichienne" comme Marie-Antoinette est maintenant surnommée, continue ses dépenses exhorbitantes). Le 20 juin 1791, Le roi est reconnu à Varennes-en Argonne ! Le peuple prend cette tentative de fuite pour une trahison et jamais plus Louis XVI ne sera estimé. Quand on lui demande pourquoi ils ont tenté de partir, il répond évasivement, ce qui déclenche plus de haine encore envers lui et la reine.

Le 10 août 1792, les Tuileries sont prises d'assaut et la famille royale se réfugie à l'Assemblée qui vote aussitôt leur internement au couvent des Feuillants. Le lendemain, la famille royale est transférée à la Prison du Temple. Le roi est enfermé loin de son épouse, de ses enfants et de sa soeur Madame Elisabeth, enfermés ensemble.

La famille royale sera peu après considérée comme "otage" et quand, début décembre, on retrouve des papiers secrets dans une armoire appartenant au roi, le procès devient inévitable. Le 26 décembre, la Convention vote la mort du roi. Il sera décapité le 21 janvier 1793. Marie-Antoinette n'aura plus jamais revu son époux...

En mars, Robespierre évoque le sort de la reine devant la Convention. Le 13 juillet, le dauphin est enlevé à sa mère et confié au savetier Simon. Le 2 août, Marie-Antoinette est conduite seule à la Conciergerie. Son interrogatoire commence le lendemain.

Le 3 octobre, elle comparaît devant le Tribunal révolutionnaire mené par l'accusateur public Fouquier-Tinville. c'est une parodie de procès. Des pièces manquent au dossier. On va même jusqu'à accuser la reine d'inceste ! Mais le principal motif d'accusation est trouvé, car il fallait en trouver un : la trahison ! La veuve Capet est condamnée à mort...Aux nombres des membres du jury, on trouvait le médecin qui la soignait à la Conciergerie et qui a déclaré aux autres jurés que de toute façon, condamnée à mort ou pas, elle était médicalement condamnée, à cause de toutes les peines qu'elle avait subies dernièrement.

Au matin du 16 octobre, il est quatre heures du matin. Marie-Antoinette écrit à Madame Elisabeth, sa belle-soeur emprisonnée au début avec elle : "Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère "

Le jour même, elle est conduite les poings liés sur une charette (le roi a eu droit à un carrosse) vers la Place de la Révolution à Paris. En se dirigeant vers l'échaffaud, elle marche par inadvertance sur le pied de son bourreau, elle se retourne alors vers lui et lui dit : "excusez-moi, monsieur" !

On lui propose un prêtre constitutionnel. Elle refuse de se confesser. A midi et quart, elle est guillotinée...Quelques femmes ont pleuré dans l'assistance...

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Elle est enterrée avec la tête entre les jambes au cimetière de la Madeleine, rue d’Anjou-Saint-Honoré (Louis XVIII fera élever à cet endroit la chapelle expiatoire située de nos jours Square Louis XVI, seul endroit de Paris portant le nom du roi). Son corps fut exhumé le 18 janvier 1815 et transporté le 21 à Saint-Denis.

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:27

Les corps de Louis XVI et de Marie Antoinette

Louis XVI et Marie Antoinette furent guillotinés dans les circonstances que l'on sait les 21 janvier et 16 octobre 1793.
Les deux cadavres ont été enterrés en profondeur, recouverts de chaux vive, au cimetière de la Madeleine (emplacement de l'actuelle Chapelle expiatoire). Ils furent redécouvert 22 ans plus tard à la suite de recherches ordonnées par Louis XVIII, et portés par de solennelles funérailles en la basilique de Saint Denis où ils reposent aujourd'hui dans le caveau sous la crypte centrale.
Il n'est pas ici question de revenir sur ces événements qui nécessiteraient une étude très détaillée, mais de répondre à une controverse.

Il est en effet parfois dit que si le corps féminin reposant à Saint-Denis est bien celui de Marie Antoinette, il y aurait un doute pour celui de Louis XVI. On entend même certains commentaires des visites de la basilique être catégoriques : ce ne serait pas le corps de Louis XVI.
Revenons aux faits.


 16 octobre 1793........ Marie Antoinette 2utp160

Etat de la crypte central de Saint-Denis (XIX° S. jusqu'en 1975) avant le nouvel aménagement de Formigé.
Les cercueils de Louis XVIII et des siens, de Mesdames filles de Louis XV, de Louise de Lorraine (épouse d'Henri III), de Louis VII, de Louis XVI et de Marie Antoinette y étaient rassemblés en deux rangées sur des tréteaux. On les a descendus vers 1977 dans le caveau en dessous.
A la place ont été déposées des dalles de marbre noire avec les noms des princes .
On ne voit ici que la rangée de droite. Au fond de l'abside de la crypte, l'armoire des coeurs, aujourd'hui détruite.
On aperçoit les deux cercueils contenant les restes supposés de Louis XVI et de Marie Antoinette juste au milieu


La thèse des Girault de Coursac

Paul et Pierrette Girault de Coursac sont célèbres pour leurs études consacrées à Louis XVI. Celles-ci, construites à partir de longues recherches dans les archives de plusieurs pays, ont fait considérablement avancer la connaissance de la personne du Roi et de sa politique. Elles sont aussi marquées par une objectivité légèrement dissymétrique en faveur du roi et au dépens de la reine, avec une tendance à surinterpréter certains documents dans le sens de complots permanents.
La redécouverte des corps royaux suppliciés ne fait pas exception à ce travers dans leur analyse. C'est ainsi qu'a été lancé l'affirmation que l'on n'aurait pas retrouvé le corps de Louis XVI en 1815, révélation qui allait connaître une étonnante fortune.
Selon P.et P. Girault de Coursac, on ne retrouva presque rien du corps du roi, que de la chaux et des débris de planches mêlés à de la terre - ce qui est un fait. Pour satisfaire Louis XVIII qui croyait utile à sa cause les funérailles grandioses à Saint-Denis, on aurait improvisé un cadavre de Louis XVI avec un des nombreux squelettes de décapités, enterrés là pendant la Terreur. En effet, on n'a pas retrouvé de vêtement (la chaux ne les détruit pas) ni l'anneau du sacre. Or, expliquent les Coursac, il est impossible que l'on ait pris l'anneau après l'exécution; car le cadavre avait les mains gonflées par la corde et il aurait fallu lui couper le doigt pour enlever l'anneau, ce qui aurait été impossible sans attirer l'attention des soldats de l'escorte. Le bourreau s'est donc contenté de prendre ses souliers.
On aurait donc bien retrouvé la reine - point sur lequel tout le monde est d'accord - mais pas le roi.


Extrapolations

Partant de cette analyse, certains esprits iconoclastes ont voulu en rajouter tout en versant dans l'approximation. Comme il y avait des cadavres de guillotinés partout on a dû se tromper de corps. De toutes façons on n'aurait jamais pu reconnaître celui de Louis XVI. Des corps avec la tête entre les jambes, il y en avait beaucoup dans le secteur. Ce sont ces idées lancées qui se répercutent jusqu'au commentaire de certains guides de la basilique.

Pourtant, la plupart des historiens, même s'ils restent prudents, croient en l'authenticité de ces restes.


Retour aux sources

Ce qui frappe lorsque l'on se penche sur les archives en question, c'est que l'enquête de 1815 a été faite avec sérieux et rigueur, sans sollicitation poussive. Le désir de Louis XVIII n'était pas de monter à tout prix un faux Louis XVI ou une Marie Antoinette de paille, mais bien de retrouver les restes de son frère et de sa belle soeur, et aussi de Louis XVII et de Madame Elisabeth (j'insiste sur ce point).
Ce sont les mêmes noms d'enquêteurs qui seront plus tard chargés de retrouver les deux grandes fosses aux ossements royaux, au Nord de la basilique de St Denis, issues des profanations d'octobre 1793. La qualité de leur longue enquête, avec échecs, persévérance, puis succès, ne fait aucun doute.
Voir un complot orchestré par Louis XVIII a d'autant moins de sens que celui-ci aurait eu davantage intérêt à ce que l'on retrouve le corps de Louis XVII, plutôt que ceux de ses parents ! Retrouver le corps de l'nfant du Temple permettait de couper court à toute contestation de légitimité de l'ancien comte de Provence, tout en évitant l'apparition d'imposteurs prétendant être e fils de Louis XVI ! Or, jamais le gouvernement royal n'a été tenté d'orchestrer une enquête bidon ou de falsifier des documents. Les recherches des policiers furent exhaustives mais lorsqu'on s'aperçut que l'on ne pourrait jamais retrouver le corps, on n'en a pas construit un fictif ! Les recherches furent arrêtées. De même pour Madame Elisabeth. Le lieu où la malheureuse princesse a été jetée, face contre le fond d'une fosse, les mains liées derrière le dos, a bien été circonscrit par les policiers. Mais il s'agissait d'une fosse commune où se trouvait de nombreux corps et les crânes étaient mélangés ; les corps n'ont donc pas été exhumés et Elisabeth se trouve aujourd'hui dans le sous-sol parisien ou aux Catacombes.

A l'inverse, pour le roi et la reine, non seulement les documents d'archives étaient clairs, mais les témoins de l'inhumation ont pu être retrouvés en 1815. Il apparut vite que les circonstances de celle-ci permettaient d’être optimiste.

Dès son retour en 1814, Louis XVIII chargea Henri d’Ambray, chancelier de France, de constater toutes les circonstances qui avaient précédé, accompagné, et suivi les inhumations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Parmi les témoins directs de l’inhumation, les plus importants, on retrouva :
- L’abbé Renard , chargé le 21 janvier 1793 par les commissaires du département et de la Commune d’enterrer le corps du roi
- Le juge de paix Lemaignière et son greffier
- Eve-Vaudremont
- le genre de Desclozeau (propriétaire du terrain), Danjou, qui avait vu les deux inhumations.
- Un ouvrier ayant participé à l’enterrement de la reine
Leurs témoignages, pris séparément, correspondaient totalement.

Le Conseil exécutif avait donné l’ordre suivant le 20 janvier 1792 :
« Le corps de Louis Capet sera transféré dans le cimetière de la Madeleine, où il sera préparé une fosse à douze pieds de profondeur. » Douze pieds, soit deux fois la profondeur légale, de façon à ce qu’aucun particulier nostalgique ne soit tenté de creuser en catimini sans être pris sur le vif.

Le corps du roi, apporté au cimetière, reposait dans une bière ouverte, vêtu d’un gilet piqué blanc, d’une culotte de soie grise et de bas de la même couleur. La tête était placé entre les jambes.
On jeta de la chaux vive au fond de la fosse, on fit descendre la bière toujours découverte dans la fosse, on la couvrit d’une seconde couche de chaux, très importante. Puis de la terre que l’on tassa à de multiples reprises.

Neuf mois plus tard, le 16 octobre 1793, le corps de Marie Antoinette venait rejoindre celui de son époux.

Desclozeau et Danjou, qui habitaient la propriété voisine, avaient pu assister aux deux inhumations et avaient méticuleusement noté les deux emplacements qu’ils pouvaient repérer depuis leurs fenêtres et qu’ils ont par la suite bien gardés en mémoire.

En 1796, le cimetière de la Madeleine avait été mis en vente. Pierre-Louis-Olivier Desclozeau, ancien avocat au Parlement de Paris, resté fervent royaliste, s’en rendit donc acquéreur. Afin d’écarter les curieux, il exhaussa les murs et entoura l’emplacement des deux fosses royales d’une haie de charmilles et d’arbustes. Il planta aussi à côté deux saules pleureurs.


 16 octobre 1793........ Marie Antoinette Zwykhy

L'emplacement de la tombe de Louis XVI aménagée par Desclozeau

Photo Josse-Lalance

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:29

Les fouilles commencèrent donc, après 8 mois d’enquêtes, le 18 janvier 1815, en présence de l’abbé Renard, de Danjou et de Desclozeau.

On creusa aux endroits précis indiqués par les témoins, sur huit pieds de long et huit de large. Arrivés à huit pieds de profondeur, les ouvriers rencontrèrent un lit de chaux de dix pouces d’épaisseur. Au-dessous apparaissait l’empreinte d’une bière de cinq pieds et demi de longueur. Plusieurs ébris intacts de planche s’y trouvaient. On trouve alors « un grand nombre d’ossements de femme » et le crâne entier. On relève également deux jarretières élastiques assez bien conservées (ce sont elles qui ont permis l’identification car la reine les avait elle-même confectionnées) qui seront remises à Louis XVIII en même temps que deux débris du cercueil.
Les os encore intact sont placés dans une boîte. La chaux trouvée dans le cercueil est relevée et placée dans une autre boîte. Les deux boîtes sont portées dans le salon de Desclozeau, transformé en chapelle ardente.

Puis, le lendemain, on creuse à l’emplacement indiqué pour la fosse de Louis XVI, entre celle de la reine et le mur de la rue d’Anjou. On trouve à dix pieds de profondeur quelques débris de planche dans la terre mêlée de chaux et des ossements dont certains tombent en poussière. Des morceaux de chaux encore entiers adhèrent à certains os. La tête est placée entre les fémurs.
Tous les débris qu’on peut sortir de cet amas de terre, de chaux, de bois et d’ossements sont enfermés dans deux boite, l’une aux ossements, l’autre contenant les restes qui n’ont pas pu être extraits de la chaux solidifiée, souvent –détail macabre – parce celle-ci avait « moulé » une partie du corps du défunt.
Les deux boites furent, comme pour Marie Antoinette, placées dans un cercueil.


Une découverte quasi-certaine

Pour avoir la certitude que l’on avait bien retrouvé le corps du roi, on a fait creuser tout autour, à vingt-cinq pieds de distance et jusqu’à plus de treize pieds de profondeur : rien !
On est donc bien en présence des corps de Louis XVI et de Marie Antoinette.
Les guillotinés de la Terreur, eux, n’ont pas été enterrés dans ce secteur du cimetière qui est resté isolé.

Quant à la chemise, l’argument des Girault de Coursac tombe. Car si Louis XVI a bien été amené habillé, rien ne prouve qu’il le soit resté lorsque l'on a fait descendre la bière. Il en a été de même de beaucoup de corps de guillotinés (Robespierre par exemple, que l’on a déshabillé avant de le jeter dans la fosse commune du cimetière des Errancis). Quand bien même aurait-il été inhumé avec sa culotte de soie et sa chemise, les Girault de Coursac surestiment la résistance des tissus à la chaux vive, à l’humidité, et à un séjour de 22 ans à 10 pieds sous une terre bien tassée !
D’ailleurs, leur argument devrait se retourner contre eux s’agissant de la reine qui a été enterrée dans les mêmes conditions et dont ils ne contestent nullement l’identification ! Or, on n’a retrouvé que les jarretières ! Aurait-elle été enterrée nue ... ?!

Enfin, rien ne dit que Louis XVI a été enterré avec l’anneau du sacre. C’est une affirmation gratuite. L’histoire des doigts gonflés relève de la spéculation pure et simple et n’a rien de médical. Et même si le roi portait l’anneau, rien ne dit non plus qu’il ne se trouve pas dans le magma de paquets de chaux vives que l’on a récupérés bruts, sans les briser, mélangés à quelques ossements. Mais répétons-le, aucun document, aucun témoignage ne dit que le roi portait l’anneau du sacre au moment de son exécution. On sait même qu’il avait rendu son anneau de mariage à sa femme. Pourquoi aurait-il gardé celui du sacre et pas celui du mariage qui est aussi un sacrement ? D’autant que Louis XVI ne portait pas 36 anneaux aux doigts . Seulement son anneau de mariage.

Au total, il apparait que la probabilité d’une découverte du corps de Louis XVI est trop élevée pour qu’on la remette de façon sérieuse en question.


http://saintdenis-tombeaux.forumculture.ne

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:31

Le destin tragique de Marie-Antoinette

Épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette reste l’une des plus célèbres reines de France. Par son comportement léger et irréfléchi, par son indifférence à la souffrance du peuple, elle a suscité la haine et l’a sans cesse alimentée. Contre-révolutionnaire convaincue, elle n’a cédé en rien aux insurgés, avec une force et un courage qu’on ne lui soupçonnait pas. Celle que le peuple appelait "l’Autrichienne" ou "Madame Déficit" semble avoir elle-même tracé son chemin vers l’échafaud.

 
Marie-Antoinette, l’archiduchesse d’Autriche
Née de François de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche, Marie-Antoinette passe une enfance encadrée par les diverses gouvernantes chargées de son éducation. Sa voie est déjà toute tracée par sa mère, qui envisage de la marier au petit-fils de Louis XV.

Toutefois, son éducation se base plus particulièrement sur l’apparence que sur la connaissance. Elle apprend à se maintenir correctement, à danser et à jouer de la musique mais les lettres, les langues et l’histoire restent longtemps pour elle des domaines inexplorés. Elle grandit ainsi dans une atmosphère moins rigoureuse qu’à Versailles, loin des contraintes et proche de la nature.

 
Grand mariage et mauvais présage
Les efforts de Marie-Thérèse d’Autriche finissent par être récompensés : pour renforcer les relations entre la monarchie française et les Habsbourg, le duc de Choiseul entame les négociations du mariage entre Marie-Antoinette et Louis XVI. Dès sa quinzième année, la jeune autrichienne est conduite à Versailles pour épouser le dauphin.

Les festivités qui suivent la cérémonie sont monumentales mais tournent au cauchemar pour le peuple parisien. Alors qu’un feu d’artifice fabuleux et coûteux est lancé au dessus de la capitale, la foule se bouscule et plus de cent personnes périssent étouffées.

Délaissée par son époux et peu habituée aux usages de la cour française, Marie-Antoinette se laisse rapidement entraîner dans une vie festive et futile, n’accordant que peu d’attention à l’étiquette et dépensant des fortunes en broutilles. Elle s’entoure d’une coterie de jeunes aristocrates impopulaires, avides et libertins. Les recommandations et conseils maternels n’ont pas beaucoup de poids et Marie-Thérèse noie l’ambassadeur d’Autriche, Mercy d’Argenteau, et sa fille sous une pile de lettres inquiètes.

 
Une reine calomniée et détestée
Lorsque son époux accède au trône, le 10 mai 1774, elle n’envisage pas de changer son comportement, si ce n’est qu’elle s’appuie de plus en plus sur sa nouvelle influence pour chasser certains courtisans ou ministres, selon son humeur. Son impopularité enfle parmi le peuple parisien, d’autant plus que sept ans après son mariage, elle n’a toujours pas donné de descendance au roi. De nombreuses calomnies courent sur ses présupposées infidélités, notamment avec le jeune officier suédois, Axel de Fersen.

Ce n’est qu’en 1778 qu’elle met au monde son premier enfant, une fille nommée Marie-Thérèse-Charlotte. Trois ans plus tard, elle donne enfin le jour au dauphin, Louis-Joseph, ce qui n’apaise pas pour autant les hostilités du peuple. De plus, son origine autrichienne, qu’elle revendique sans discrétion, ne joue guère en sa faveur. On lui attribue même de manière péjorative e surnom d’ "Autrichienne". En 1785, l’affaire du collier éclate et, malgré son innocence, finit de lui faire perdre tout crédit aux yeux du peuple. Dès lors, on l’accuse de tous les maux du royaume, aussi bien des mauvaises récoltes que des failles budgétaires.

 
La reine face à la Révolution
Lorsque la Révolution éclate, Marie-Antoinette, affectée par la mort du dauphin, Louis-Joseph, ne scille pas une seconde et pousse le roi à résister. Mue par son orgueil, la reine s’oppose à tous les compromis qui lui sont présentés par les plus modérés, tels que La Fayette, Mirabeau ou Barnave. L’idée même d’une monarchie constitutionnelle la répugne. Elle préfère se tourner vers ses frères, Joseph II et Léopold II, en leur demandant de l’aide.

Digne et inébranlable, Marie-Antoinette affronte la situation avec un courage qui en étonne plus d’un. Depuis les journées du 5 et 6 octobre 1789, la famille royale est retenue aux Tuileries. Toujours dans un état d’esprit combatif, elle convainc son époux de s’enfuir et le 20 juin 1791, le couple et les enfants s’évadent de Paris. Mais ils sont finalement interceptés à Varennes et ramenés vers la capitale dans une atmosphère particulièrement tendue.

Sous la pression, Louis XVI approuve la Constitution le 14 septembre 1791, mais les rumeurs d’une éventuelle guerre conduite par Léopold II, empereur du Saint Empire romain germanique, contre la France ravivent la haine du peuple à l’égard de la reine. Le manifeste de Brunswick, paru en France le 1er août 1792 attise encore les tensions et mène finalement à l’émeute du 10 août. Les Tuileries sont envahies par la foule furieuse et la famille est enfermée à la prison du Temple.  

 
Un procès couru d’avance
Marie-Antoinette espère encore pouvoir échapper à la mort mais les massacres de septembre 1792 prouvent déjà le contraire. La plupart de ses amis sont tués et la tête sanglante de sa chère princesse de Lamballe est agitée devant sa fenêtre. Quant à son époux, il est finalement jugé puis exécuté le 21 janvier 1793.

Peu de temps après, le dauphin, second fils de Marie-Antoinette, né en 1781, lui est enlevé avant d’être monté contre elle. Le mois suivant, elle est arrachée à sa fille et conduite à la Conciergerie. Son procès est imminent. Noyée sous de monstrueuses accusations, elle garde la tête haute, espérant secrètement qu’on l’épargne. Mais tout est décidé d’avance et les plaidoyers de ses avocats sonnent creux.


Le 16 octobre, aux alentours de quatre heures du matin, Marie-Antoinette est condamné à mort pour trahison. C’est encore avec toute la dignité qui lui reste qu’elle gravit les marches de l’échafaud.

Par son destin tragique, par la haine qu’on lui a vouée des années durant, Marie-Antoinette a profondément marqué l’Histoire de France. Accusée d’avoir été "le fléau et la sangsue des Français" et d’être celle qui a poussé le roi à la trahison, Marie-Antoinette, en cristallisant la fureur du peuple, a considérablement terni l’image de la monarchie avant que la Révolution n’éclate.





 
Le destin tragique de Marie-Antoinette


 1755
2 novembre
Naissance de Marie-Antoinette
Marie-Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine naît à Vienne. Elle est le quinzième enfant de l’empereur François Ier et de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. À peine a-t-elle vu la lumière du jour que sa mère la destine déjà à épouser le petit-fils aîné de Louis XV, roi de France.
1770
16 mai
Louis XVI épouse Marie-Antoinette
Marie-Antoinette, fille de l'empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d'Autriche, et le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV, se marient à Versailles. Ils ont respectivement 14 et 16 ans. Le ministre Choiseul espère ainsi resserrer l'alliance avec l'Autriche et contenir l'agressivité de la Prusse et de l'Angleterre. Mais, les rancœurs anti-autrichiennes reprendront le dessus et Marie-Antoinette sera vite surnommée de manière péjorative l'"Autrichienne". Les deux époux, victimes de la Révolution, seront guillotinés en 1793.
1774
10 mai
Louis XVI, roi de France
Petit-fils de Louis XV, qui vient de décéder, Louis XVI accède au trône de France, en compagnie de son épouse, Marie-Antoinette. C’est un roi bon et intelligent qui prend les rênes du pouvoir. Mais il souffre d’une timidité presque handicapante qui l’empêche de s’imposer véritablement. Au bout de quelques années, le royaume souffrira d’une crise financière catastrophique, causée notamment par la guerre d’Indépendance américaine et également attribuée aux dépenses capricieuses de la reine. La situation empire, jusqu’à l’éclatement de la Révolution française.
1778
19 décembre
Naissance de Marie-Thérèse
Huit ans après son mariage, Marie-Antoinette donne enfin le jour à son premier enfant. C’est une petite fille, Marie-Thérèse, à qui l’on attribue le surnom de "Madame Royale". Marie-Antoinette est une mère pleine d’attentions, qui souhaite avant tout élever ses enfants dans la simplicité, la spontanéité et loin des rigueurs de l’étiquette.
1781
22 octobre
Louis-Joseph vient au monde
Près de trois ans après la naissance de sa fille, Marie-Antoinette donne le jour à un fils, Louis-Joseph, un héritier au trône de France. Le jeune dauphin reçoit, comme sa sœur, toute l’attention et l’affection de ses parents. Mais de santé fragile, il montrera les premiers symptômes de la tuberculose en 1786. Son état ne cessera de s’aggraver, jusqu’à sa mort, le 4 juin 1789, durant les Etats généraux. Le contexte de la Révolution française ne permettra pas à la famille royale de faire correctement son deuil.
1785
27 mars
Le futur Louis XVII voit le jour
La reine de France Marie-Antoinette met au monde le petit Louis-Charles, duc de Normandie et futur Louis XVII. Dauphin après la mort de son frère, en 1789, Louis-Charles connaîtra les événements tragiques de la Révolution.
1786
31 mai
L'affaire du collier de la reine devant les juges
La justice innocente le cardinal de Rohan mais condamne la comtesse de la Motte à la flagellation et la séquestration à vie. Quant au comte de Balsamo, escroc notoire qui avait pris le nom de comte de Cagliostro, il est banni de France. Jouant sur le mécontentement de la reine Marie-Antoinette vis-à-vis du cardinal de Rohan, la Motte et Balsamo était parvenus à extorquer 1.6 million de livres à ce dernier. Le cardinal croyait se racheter auprès de la reine en prêtant de l’argent pour un collier de diamants. Au vu des comptes de la royauté, elle ne pouvait en effet se permettre un tel caprice publiquement. L’escroquerie ne fut découverte que lorsque le cardinal demanda l’argent à la reine. Etrangère à cette affaire, Marie-Antoinette fut cependant sévèrement jugée par l’opinion tandis que le discrédit frappait à nouveau la monarchie.
1787
1 mai
Marie-Antoinette en faveur de Loménie de Brienne
La reine de France insiste auprès du roi pour que Loménie de Brienne remplace Calonne, lequel était chargé des finances du royaume. Ses réformes avaient en effet été rejetées par l’assemblée des notables. Nommé chef du Conseil royal des Finances, Loménie de Brienne ne parviendra pas plus à arranger la situation catastrophique du royaume.
1788
25 août
Necker est rappelé par le roi
Convaincu par la reine Marie-Antoinette, Louis XVI renvoie Loménie de Brienne et rappelle le très populaire Necker au ministère des Finances. Marie-Antoinette semble avoir pris conscience de la haine qu’on lui voue depuis des années. Elle tente donc d’user de son influence auprès du roi pour redresser la situation, en vain.
1789
5 octobre
Les parisiennes réclament du pain
Quelques milliers de femmes se rendent au château de Versailles en fin d'après-midi. Lassées de la disette et du coût de la vie trop élevé, elles exigent des changements de la part du roi Louis XVI. Dans la nuit du 5 au 6 octobre, il accepte les décrets qu'il avait refusés jusqu'alors. Les parisiens veulent ramener la famille royale à Paris et ils envahissent le château. Le roi et la reine contraints d'obtempérer, s'installeront dans le Palais des Tuileries où ils deviendront prisonniers des Français.
1791
21 juin
Louis XVI arrêté à Varennes
Louis XVI déguisé en valet de chambre, Marie-Antoinette, leurs deux enfants et la gouvernante sont arrêtés dans la bourgade de Varennes-en-Argonne. Ils avaient fui le palais des Tuileries la veille afin de rejoindre l'armée du marquis de Bouillé à Metz. Mais le cortège royal est reconnu à Sainte-Menehould par le maître de poste Drouet qui donne l'alerte. La famille est ramenée à Paris. Le peuple se sentira trahi par la fuite du roi. L'Assemblée suspendra le roi provisoirement. Pour freiner la montée des Républicains, elle tentera de faire passer la fuite royale pour un enlèvement organisé par les contre-révolutionnaires. Mais les événements mèneront à la fusillade du Champ-de-Mars, faisant une cinquantaine de tués parmi la population.
1792
10 août
Abolition de la monarchie française
Les insurgés parisiens donnent l'assaut au palais des Tuileries. Le roi est accusé de trahison et rendu responsable de la désorganisation de l'armée. Dans un manifeste publié en France le 1er août, le duc de Brunswick, chef de l'armée prussienne, menace de détruire Paris s'il est attenté à la vie de la famille royale. Furieux et convaincus de la trahison du roi, les sans-culottes marchent alors sur les Tuileries, massacrent les gardes suisses, pillent le palais, contraignant le roi à se réfugier auprès de l'Assemblée. La monarchie tombe et la famille royale est conduite à la prison du Temple.
1792
12 août
La famille royale emprisonnée au Temple
Suita à l’émeute parisienne deux jours plus tôt, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs deux enfants sont emprisonnés dans le donjon du Temple.
1793
21 janvier
Mort de Louis XVI
A 10h20, sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde), Louis Capet, 39 ans, ancien roi de France, est guillotiné. Emprisonné aux Tuileries avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il est condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire. La Convention l'accuse d'être un traître envers la Nation. Ses dernières paroles : "Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je désire que ma mort soit...» Mais la fin de ses mots sera occultée par la roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 août, sa femme Marie-Antoinette sera à son tour guillotinée en place publique.
1793
 juillet
Le dauphin est enlevé à sa mère
Peu de temps après l’exécution de son père, Louis XVI, le jeune Louis XVII est arraché à sa mère, Marie-Antoinette et confié au savetier Simon. Sous l’impulsion de l’accusateur public du Tribunal révolutionnaire, Fouquier Tinville, le jeune garçon sera manipulé pour témoigner contre sa mère, lors de son procès. Hébert accusera en effet cette dernière de pratiques incestueuses. Après la mort de sa mère, Louis XVII sera élevé comme n’importe quel enfant du peuple et régulièrement battu par Simon. Il mourra en juin 1795.
1793
2 août
Marie-Antoinette conduite à la Conciergerie
Détenue jusqu’alors au Temple, l’ancienne reine de France et arrachée à sa fille et à sa belle-sœur pour être incarcérée à la Conciergerie. Le procès aura bientôt lieu.
1793
14 octobre
Marie-Antoinette devant le Tribunal révolutionnaire
Marie-Antoinette est jugée par la Terreur. Son procès, réalisé par le Tribunal révolutionnaire, est expéditif. Elle est accusée de trahison mais on lui reproche aussi d'avoir dilapidé le budget de la France en banquets et toilettes, d'être une mauvaise mère et une femme immorale. Arrêtée en juin 1791 à Varennes avec le roi Louis XVI, Marie-Antoinette avait été emprisonnée au Temple en août 1792, puis à la Conciergerie, en août 1793. Après sa comparution en justice elle sera guillotinée en place publique le 16 octobre.
1793
16 octobre
Marie-Antoinette est guillotinée
Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la reine déchue Marie-Antoinette est exécutée place de la Révolution à Paris. C’est avec courage et dignité qu’elle monte sur l’échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Elle est condamnée à la guillotine pour trahison. Emprisonnée depuis l’été 1792, elle meurt moins d’un an après l’exécution de son époux, Louis XVI.

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Message par Jycé le Mar 12 Juin 2018 - 17:38


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