La catastrophe de Malpasset

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:46

La catastrophe du barrage de Malpasset

La catastrophe de  Malpasset Malpasset

Vue du barrage de Malpasset le 03 décembre 1959 totalement détruit après que dans la soirée du 02 décembre le barrage ait cédé.

Le 2 décembre 1959, peu après neuf heures du soir, la rupture soudaine du barrage de Malpasset, à Fréjus (Var), faisait 423 morts en quelques minutes dans l'une des plus grandes catastrophes civiles que la France ait connues.
AFP - le 02 décembre 2009, 06h56


"Il était 21H23, a raconté André Ferro, le gardien du barrage, quand on a entendu un bruit énorme". D'autres témoins l'ont comparé à "des Bang supersoniques", au "passage d'une escadrille d'avions à réactions" ou au "hurlement d'une dizaine de locomotives lancées à pleine vitesse".

De très fortes pluies tombaient depuis plusieurs jours. Pour la première fois depuis sa mise en eaux cinq ans auparavant, le barrage en arc de voûte était plein.

L'ouvrage culminant à 59 m cède brutalement, lâchant dans la vallée encaissée du Reyran, torrent à sec les trois quarts de l'année, une vague de 40m de haut et de 50 millions de m3 qui balaye tout jusqu'à la mer, laissant aux sauveteurs de l'aube le spectacle d'une apocalypse.

Ce barrage-voûte avait coûté près de 5 milliards de francs (de l'époque). Si l'opinion publique traumatisée met en cause la minceur du mur de retenue et des tirs de mine pour la construction d'une autoroute proche, la justice tire un trait sur la catastrophe: "Aucune infraction aux règles de l'art ni aucun vice dans la conception de l'ouvrage et la façon dont furent exécutés les travaux", n'ont été commis à Malpasset, tranche la justice, huit ans plus tard.

La vague détruit 50 fermes, met 20 minutes pour atteindre Fréjus où elle détruit 951 immeubles, arrache 2,5 km de voie ferrée avec le train qui y circule et emporte 1,5 km de route. Plus de 1.300 hectares de terres agricoles sont sinistrés et des centaines d'animaux emportés.

Toutes les familles de la ville, comptant alors 8.000 habitants, ont perdu des parents ou des proches. Quinze jours plus tard, on retrouvait encore des corps flottant en mer à plus de 40 milles des côtes. La Marine française et la 6e flotte américaine en Méditerranée ont apporté leur aide aux recherches.

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:48

LA CATASTROPHE DE MALPASSET EN 1959

by Frank Bruel

Fréjus sous les eaux du barrage : en pleine soirée, alors qu'il faisait déjà nuit, une vague de 40 mètres de haut déferla dans toute la vallée en aval de Malpasset, jusqu'à la ville de Fréjus.

Au début de l'hiver 1959, les pluies torrentielles vinrent remplir pour la première fois le nouveau barrage de Malpasset, en amont de Fréjus, dans le sud de la France. Lorsque celui-ci cèda soudainement, le 2 décembre 1959 à 21h13, près de 50 millions de mètres cubes d'eau déferlèrent, ravageant campagnes et villages jusqu'à la mer. C'est la plus grande catastrophe de ce genre qui ait jamais touché la France.

"De tous les ouvrages construits de main d'homme, les barrages sont les plus meurtriers".

Ces mots sont ceux du constructeur du barrage de Malpasset, l'ingénieur André Coyne alors président de l'Association internationale des grands barrages et spécialiste incontesté de la construction des barrages-voûtes, qui décéda 6 mois après la catastrophe.

Un barrage pour le Var

La construction d'un barrage dans la région de Fréjus est envisagée juste après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des grands projets d'équipement du pays. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont très irrégulières. Le conseil général du Var, maître d'œuvre de l'opération, reçoit une importante subvention du ministère de l'Agriculture. Il fait alors appel au grand spécialiste des barrages-voûtes, André Coyne, "auteur" du barrage de Tignes par exemple. Le site choisi est celui de la vallée du Reyran, un torrent sec l'été et en crue l'hiver, au lieu-dit " Malpasset ", un nom qui perpétue le souvenir d'un brigand détrousseur de diligences.

L'inauguration. puis la mise en eau partielle du barrage ont eu lieu en 1954. Mais la faiblesse des pluies des années suivantes, d'une part, et une longue procédure judiciaire avec un entrepreneur qui refuse de se laisser exproprier, d'autre part, ralentirent singulièrement cette phase de remplissage. En 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes, le niveau de l'eau monte très rapidement - trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage. D'autant qu'il est impossible, à ce moment, de lâcher de l'eau : la construction de l'autoroute juste en aval du barrage interdit d'ouvrir les vannes - sauf à endommager les piles d'un pont dont le béton vient d'être coulé. Le 2 décembre à 18 heures, les responsables du barrage décident tout de même de laisser s'écouler un peu d'eau, la capacité maximale de l'ouvrage étant atteinte.

Une vague de 40 mètres

Le barrage est donc rempli à ras bord lorsqu'il cède, à 21 h 13 exactement. Le bruit du craquement de sa voûte alerte en premier le gardien de l'ouvrage, qui se réfugie en haut de sa maison, à 2 km et demi en aval. Bien lui en prend : une gigantesque vague de 40 m de haut déferle dans l'étroite vallée à la vitesse de 70 km/h. Balayant tout sur son passage, elle débouche sur Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer.

Le plan ORSEC - plan d'organisation des secours - est immédiatement déclenché. Les militaires des bases locales ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. La catastrophe a fait 423 victimes. Par ailleurs, 2,5 km de voies ferrées ont été arrachés, 50 fermes soufflées, 1000 moutons et 80 000 hectolitres de vin perdus.


La catastrophe de  Malpasset Malpasset-maison

Les barrages meurtriers

La rupture d'un barrage, pour rare qu'elle soit, n'a rien d'exceptionnelle. Il existe des milliers d'ouvrages de ce type dans le monde et, presque chaque année, un ou deux barrages cèdent. Comme il s'agit surtout de petites retenues d'eau, ces ruptures ne provoquent que rarement des catastrophes. Celles de l'ampleur de Malpasset n'en sont que plus spectaculaires.

Barrages-poids... Le type de barrage le plus fréquent et le plus ancien est le barrage-poids. Il s'oppose à la force de l'eau qu'il retient par sa propre masse. Ces ouvrages sont manifestement les plus fragiles. La première grande catastrophe causée par l'un d'eux se produisit en Espagne, au début du 19éme siècle. Construit entre 1785 et 1791 pour permettre l'irrigation de la région aride de Murcie, le barrage de Puentes craque en 1802, lorsque les fortes pluies le remplissent pour la première fois. Six cents personnes meurent dans l'accident. Plus d'un siècle plus tard, à Los Angeles en 1928, un autre barrage-poids, construit apparemment en dépit du bon sens, cède, tuant 420 personnes.

... et barrages-voûtes. En revanche, la rupture de barrages-voûtes du type de celui de Malpasset est rarissime car ils sont très solides. En témoigne une autre catastrophe, intervenue à Vaiont, dans les Alpes italiennes, le 9 octobre 1963. Ce jour-là, un pan entier de la montagne tomba brutalement dans le lac de retenue. Les gerbes d'eau s'élevèrent à 150 m de haut et une vague de 100 m passa par-dessus le barrage pour ravager la vallée et noyer 2 600 personnes. Pourtant, la voûte du barrage n'a pas cédé et elle reste intacte encore aujourd'hui. Le barrage-voûte a, en effet, la particularité de se renforcer à mesure que la pression de l'eau augmente. Il est donc à peu près indestructible... pourvu que ses appuis soient solides.

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:49

Le barrage de Malpasset (nom prédestiné) est un exemple d' échec et d'insuffisance d'études géologiques faites à l'occasion de grands travaux de génie civil.
Le barrage de Malpasset était un barrage voûte, construit en 1954 sur le fleuve cotier "le Reyran". Il a été construit sur un substratum schisteux ; il était donc prévu que l'eau puisse s'infiltrer dans la schistosité. Mais ces infiltrations, vu le pendage de la schistosité, ne devaient théoriquement prêter à aucune conséquence. Mais des études géologiques insuffisantes n'avaient pas détecté la présence d'une faille profonde recoupant cette schistosité. L'eau sous pression arrivant par la schistosité a pu pénétrer le long du plan de faille, et la forte pression de l'eau à eu tendance à écarter les 2 compartiments de part et d'autre du plan de faille (schéma). Le compartiment supérieur, désolidarisé du comportement inférieur, s'est décolé sous la moitié sud-est du barrage, et tout le substratum sud-est du barrage a pivoté, et est "parti", emportant avec lui la la moitié orientale de la muraille du barrage, qui s'est évidemment rompu.
Cette catastrophe a eu lieu le 2 décembre 1959, à 21h 13. Une énorme vague de 50 m de haut s'engouffra dans la vallée du Reyran à 70 km/h. Elle déboucha dans la plaine cotière en s'étalant, atteignit Fréjus à 21h 33, fit 423 morts avant de se jeter dans la mer. En nombre de mort, c'est la 2ème catastrophe civile du 20ème siècle après le coup de grisou de Courrières (Bassin houiller du Nord-Pas de Calais) qui fit plus de 1000 morts.
La première photographie est une vue d'ensemble des restes du barrages (photographie prise de l'aval). On voit bien (hélas dans l'ombre) l'endroit où le socle du barrage a cédé et où il ne reste plus aucun fragment de mur. L'ouest du barrage, ou le substratum n'a pas cédé est bien conservé.
Les photographies ont été prises en 1995 ; depuis 1959, la végétation a bien sur repoussé à la place de l'ancien lac
Pour en savoir plus : site du service d'Hydrodynamique et de constructions hydrauliques ('Université de Liège), site de l'Ecole des Mines de Nancy.
Figure 2. Photographie prise du barrage en direction de la rive droite (Nord-Ouest)

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:50

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:51

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:52

La catastrophe de  Malpasset Malpasset%201

Drame du barrage de Malpasset en 1959 : un grand témoin héraultais raconte

423 morts, c’est le bilan de la catastrophe du barrage de Malpasset (Var), en amont de Fréjus, le 2 décembre 1959. Sous de violentes pluies, plein pour la première fois, l’ouvrage a cédé, lâchant dans la vallée une vague de 40 m de haut et de 50 millions de m3, qui a tout balayé jusqu’à la mer. Grand témoin de l’histoire du barrage, retraité héraultais, l’ingénieur Gérard Maffre a choisi le site et supervisé les travaux pour l’Etat. Il évoque ici la genèse du barrage. Et révèle sa part de vérité, dérangeante, sur des responsabilités enfouies liées à ce drame.

Il coule une retraite marquée par une douleur indicible. Quand le barrage de Malpasset a craqué, sa propre vie a chaviré, tant il a porté haut cet ouvrage d’art. Pourquoi la tragédie ? Fragilité du sol ou du béton

? Ouvrage mal conçu ? Pour lui, la dynamite d’un proche chantier autoroutier a provoqué… un séisme.

Né dans un mas nîmois, il y a 86 ans, il a appris de son grand-père paysan que « l’eau c’est la vie, pour les récoltes, les bêtes, les humains ». A ses côtés, en observant les oiseaux, il a su prévoir les vents et les pluies. Après une école de travaux publics à Paulhan (Hérault), il est entré au ministère de l’Agriculture, au génie rural, basé à Toulon. « En 1945, le manque d’eau potable et d’irrigation était cruel, d’autant que le Var devait faire face au boom démographique. Sans eau, pas d’avenir », rappelle Gérard Maffre, nommé en 1945 à l’Agence du génie rural. Chargé d’études hydrogéologiques, il a recherché des sites potentiels pour un barrage. « Ici, on a de gros orages, plus rien une heure après. Il fallait retenir l’eau ! » Au passage, il découvre un canal romain, qu’il réutilise pour desservir le village des Adrets, sur l’Esterel.

Après moult projets présentés à Paris, le général De Gaulle approuve le choix de Malpasset. « C’était le plus proche de la plaine de Fréjus à irriguer, à partir des eaux du Reyran, torrent impétueux qui ne coule que l’hiver. Je l’ai contrôlé jour et nuit avec mon équipe. A défaut de carte IGN, j’ai réalisé des photos aériennes, en appui de sondages du sol, fait de gneiss et de micaschistes ».

Dans la cuvette vouée à être inondée, vivait une seule âme : Gérard Ferro, un mineur italien qui avait fui le fascisme, installé ici dans une ferme. Ce fut le premier bras droit de Gérard Maffre : « Bon braconnier, c’était le plus fin expert du terrain. Il m’a aidé comme porte-mire pour les relevés de géomètre, puis je l’ai embauché comme gardien du barrage ». Le conseil général, maître d’œuvre de l’opération, a fait appel au polytechnicien André Coyne, grand spécialiste des barrages en forme de voûte : « Cet arc de béton permet de renvoyer, sur les deux rives, la pression de la masse liquide », précise Gérard Maffre, qui fut « la clé de voûte administrative et financière » du barrage. Dès 1952, il a supervisé les travaux, installé durant trois ans dans une maison forestière, avec une cité ouvrière d’une centaine d’hommes. C’est lui qui fera signer le solde de tout compte aux entreprises, en fin de chantier en 1956, pour un coût total de 5 milliards de francs. « Il ne restait alors que des bricoles à finir, petits escaliers et mains courantes ».

Mais faute d’eau, le barrage ne s’est vraiment rempli qu’en 1959, trois ans après l’inauguration, en ce terrible 2 décembre. Les responsables de la catastrophe ? Huit ans plus tard, la justice a tranché : « Aucune infraction aux règles de l’art ni aucun vice dans la conception de l’ouvrage et la façon dont furent exécutés les travaux ». Alors, la fatalité ? Gérard Maffre n’y croit guère. Pour lui, le barrage a cédé à cause de tirs de mine pour tracer la proche autoroute Fréjus-Nice : « Les tirs n’étaient pas encore réglementés ; il s’agissait de tirs au cordon, toutes les charges explosaient d’un coup, avec l’effet d’une bombe. Ce type de tirs est désormais interdit, remplacé par le tir électrique, les charges explosant l’une après l’autre. C’est une sorte de bombe qui a fait sauter le barrage. A chaque tir, le gardien voyait des vaguelettes de plus de dix centimètres sur le lac ! ».

Le lendemain, les mineurs s’étaient volatilisés. Leurs carnets de tirs n’ont jamais été retrouvés. Nul doute, pour Gérard Maffre, « sur les causes du drame, on a voulu noyer le poisson ! »


Merci à : /www.midilibre.com

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:53

Que Fréjus renaisse

Le 2 décembre 1959 cédait le barrage du lieu-dit Malpasset, près de la ville de Fréjus, dans le département du Var. Les besoins en eau potable et les nécessités de l'irrigation menèrent en 1950 à la décision de construction de ce barrage.  Il fut achevé en 1954. Cinq plus tard, c'était la catastrophe civile la plus importante de France : plus de 400 victimes et disparus, des dégâts énormes,  une ville et des terres cultivées dévastées, une population sous le choc. Voir la photographie aérienne de l'emplacement. Voir le déroulement dans l'heure qui suivit la rupture.

La catastrophe de  Malpasset Marianne_nef_frejus_1959

La Marianne à la Nef, avec surcharge de 5 Francs,

au profit des sinistrés du barrage de Malpasset.

Un timbre-poste avec surtaxe au profit des sinistrés fut émis le 13 décembre 1959. Une rupture de barrage s'était déjà produite en 1895 à Bouzey, dans les Vosges.

Après Malpasset, la France a mis en place un Comité Technique Permanent des Barrages officialisé par un décret du 13 juin 1966. Les responsabilités humaines de la catastrophe du 2 décembre 1959 ne furent pas établies par la justice française.

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:54

50 ans après la rupture du barrage de Malpasset

C'est un drame que la région n'oublie pas : la rupture du barrage de Malpasset. 2 décembre, France 3 Méditerranée a consacré une page spéciale à la commémoration du drame dans ses éditions de 12h et 19h.

Le 2 décembre 1959, le barrage de Malpassé céde. L'eau, une vague de 60 mètres de haut, emporte tout sur son passage. 443 habitants de Fréjus sont morts. La ville commémore cette catastrophe demain.
Depuis début octobre, à l'espace culturel Paul Vernet de Fréjus, jusqu'au 6 décembre, une exposition de photos retrace ces jours difficiles. Michèle Guillermin et Yvon Allamand témoignent. Ils étaient adolescents à l'époque.


Emotion et chagrin au 50e anniversaire de la catastrophe de Malpasset :

Plus d'un millier de personnes ont assisté à Fréjus (Var), dans l'émotion et le chagrin, aux premières cérémonies du 50e anniversaire de la catastrophe de Malpasset qui, en 1959, a fait 423 morts dont 135 enfants.

Les survivants et les familles des victimes assistaient à ces cérémonies qui se prolongeront en soirée par un office religieux et se poursuivront demain par des dépôts de gerbes et un recueillement devant les tombes en présence du président du Sénat, Gérard Larcher.

L'ancienne impératrice d'Iran Farah Diba Pahlavi qui, au lendemain du drame, avait joué un rôle actif au profit des orphelins de la catastrophe en accueillant trois enfants de Fréjus, Simone, Louis et Michel Infantolino, était présente aux côtés des autorités locales et régionales, le préfet du Var, Hugues Parant, représentant le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.


Près de trois cents enfants des écoles de la ville, du primaire au lycée, ont été associés à cette commémoration destinée à "partager un acte fort de mémoire et de fidélité à toutes les victimes du barrage", selon le sénateur-maire (UMP) Elie Brun.

"Pour ces disparus, il y a toujours le risque d'une deuxième mort, celle de l'oubli et de l'indifférence", a déclaré Elie Brun, rappelant "le courage des sauveteurs de l'époque, que nous avons retrouvés et vers qui va notre reconnaissance".

"Fréjus meurtrie a su se reconstruire tout en préservant son âme et sa mémoire car un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir" a-t-il ajouté.

Pour l'ancien ministre et ancien maire de Fréjus François Léotard, dont le père André a eu à gérer la catastrophe, "cette nuit du 2 décembre 1959 est une blessure, dans l'histoire de la ville". Lui aussi a parlé de "devoir de mémoire", évoquant "l'effondrement meurtrier suivi d'une vague de vie, de solidarité humaine, de fraternité".


A l'issue de la cérémonie inter-religieuse, a été dévoilé le mémorial réalisé par le sculpteur Michel Mourier. L'oeuvre monumentale, en inox symbolise en six tours grandissantes la renaissance de Fréjus, telle que l'avait souhaitée le général de Gaulle au lendemain de la catastrophe. Des pupitres, sur lesquels sont gravés les noms des victimes, conduisent au monument où figurent les mots : "Que Fréjus renaisse".

Fréjus, qui comptait 13.500 habitants au moment de la catastrophe, en compte aujourd'hui plus de 53.000.
[/align]

Merci à : http://mediterranee.france3.fr

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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:55


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Message par Jycé le Sam 9 Juin 2018 - 17:56


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